A la suite des croisades, la lèpre s’implante en France et l’on compte des victimes de ce fléau dans toutes les classes de la société. D’anciennes chroniques font mention de cette maladie à laquelle on donne indistinctement le nom de "lepra" ou "misellaria" et en vieux français "mesel" ou "mesiau" pour désigner un lépreux. L’église prend les lépreux sous sa protection.
Dès les premiers temps de la Monarchie, des ordonnances sont rendues pour séparer les lépreux de la société. " La piété de nos pères ne tarda pas à s’élever et de doter cette multitude de Léproseries" ou Maladreries dont on retrouve des vestiges aux abords de nombreuses villes de Normandie. Au 13ème siècle, la Normandie compte 218 léproseries sur 2000 établissements en 1225. Le premier document qui mentionne la maladrerie de Dives est un acte de tabellionage de Caen du 30 Octobre 1475. Mais l’état de prospérité de la Baronnie de Dives dépendant de la puissante Abbaye Saint Etienne de Caen incite à penser que la cité de Dives était depuis longtemps dotée d’une Maladrerie.
Toute léproserie doit s’élever à l’écart des agglomérations et à « vingt pieds du chemin suivi ». Elle se compose de huttes ou logettes enfermées dans un enclos environné de murs ou de palissades en bois. On peut supposer que l’ancienne léproserie de Dives se tenait en bordure de l’ancien cimetière vers Brucourt avec un chemin d’accès qui pourrait être le chemin actuel de la Druelle (Ladres-ruelle).