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Le village Guillaume le Conquérant est un ancien relais de poste entre Caen et Rouen
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L'hôtellerie était un relais de poste, de Rouen à Caen par le chemin de la grève. De ces temps là il reste quelques parties de bâtiments faciles à discerner dans la cour Louis XIV. Cet ensemble, avec ses galeries extérieures pour accéder aux chambres, ses écuries et ses dépendances, s’appelait jadis "l’ Auberge de l’Epée Royale". A la fin du 19ème siècle, apparaît la nouvelle mode des bains de mer. Quel endroit plus choisi que ces magnifiques plages qui bordent la « Côte fleurie » de Cabourg à Honfleur ? Une clientèle riche s’implante et notre auberge va connaître son époque de splendeur grâce à Monsieur Le Rémois, aubergiste qui, par son talent exceptionnel, assure à son établissement une réputation étendue. On ne compte plus les célébrités artistiques littéraires ou politiques qui, à la Belle Epoque ont séjourné dans cette résidence.
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A la fin du 19ème siècle, Le Rémois, aubergiste et collectionneur, transforme le village en un lieu de villégiature très réputé
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Grand amateur d’art, Le Rémois transforme cette simple auberge en monument tel que nous le voyons aujourd’hui. Il fait orner les bâtiments normands à colombages et sculptures sur bois de style Médiéval ou Renaissance, comme on en retrouve sur les riches villas de la côte, à Deauville, sur les façades de l’hôtel « Normandie ». De plus, Le Rémois fait des acquisitions et installe dans les trois cours des sculptures sur pierre authentiques : statues, bustes et vases sont des 17 et 18èmes siècles. Sur le fronton du porche, il fait graver : « Hostellerie Guillaume Le Conquérant », le nom du héros historique qui, à Dives en 1066, constituait sa flotte et son armée pour la Conquête de l’Angleterre. La mer arrivait alors devant l’emplacement du village où « le Prince Batard » avait établi ses campements. Ce petit quartier de Dives, pittoresque et fleuri à la belle saison, est ouvert gratuitement au public qui peut le visiter à loisir et rencontrer, dans ses quatre cours, des artistes, des restaurateurs, des antiquaires, des artisans.
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Texte d'après J. Bracquemond
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