Georges de Dramard, peintre de la Côte Fleurie
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Deux tableaux classés Monuments Historiques en 2009
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Deux tableaux de Georges de Dramard sont inscrits depuis 2009 à l’inventaire des Monuments Historiques. L’une de ces œuvres représente la Place de Dives sur mer, un jour de marché. Le deuxième tableau, qui représente l’extase de Sainte Thérèse, figure dans l'église de Dives.
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Un peintre du XIXème siècle né à Gonneville sur mer
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Georges de Dramard est né le 24 juin 1839 à Gonneville-sur-Mer dans le château de famille, famille dont l’ascendance est ancienne et qui possède des terres principalement à Houlgate et ses environs. Ses talents artistiques précoces le conduiront à poursuivre ses études à Paris où il suivra les cours d’Eugène Brandon avant d’entrer dans l’atelier de Léon Bonnat, connu pour ses portraits des hommes célèbres de son époque. En 1868 il présente pour la première fois une œuvre au Salon, qu’il ne quittera plus en exposant ensuite annuellement ses réalisations de tous genres (paysages, portraits, natures mortes ou scènes « académiques »). Rapidement la critique reconnaît son talent mais c’est un peintre qui reste fidèle à la tradition classique du XIXe siècle, et demeure donc en retrait par rapport aux techniques impressionnistes, Dramard fut par la suite considéré comme un des « petits maîtres de la peinture » (du nom de l’ouvrage de Gérald Schurr, 1982) c'est-à-dire un de ces nombreux artistes avec un talent avéré mais que l’histoire a plus ou moins oublié du fait du caractère peu novateur de leurs oeuvres.
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Il a peint des scènes de la vie locale comme le marché de Dives sur mer
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Il devient dans les années 1880 commissaire d’expositions en France et à l’étranger et il préside également de nombreuses associations artistiques. Il a reçu également de nombreuses décorations. Il se voit confier l’organisation d’une grande exposition internationale au Palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo par la princesse de Monaco, et c’est en préparant cet événement qu’il décède le 31 janvier 1900 à Paris. Il est inhumé au Mans dans la tombe de ses parents. Cet homme du monde connu du Tout Paris devient incontournable dans toutes les manifestations artistiques dignes de ce nom ; sa renommée passant également par son caractère et sa physionomie peu banale : célibataire endurci, grand, chauve, les moustaches ébouriffées et surtout la tête légèrement penchée sur l’épaule qui lui vaudra le surnom de « duc de Pise ». Ses nombreuses activités ne lui font pas oublier ses origines et il revenait souvent en Normandie pour y chercher l’inspiration et y exposer ses œuvres ou celle de ses amis. Nous pouvons concrètement qualifier Dramard de peintre normand car il a beaucoup représenté dans ses toiles la Normandie, en particulier la Côte Fleurie et la ville de Dives-sur-Mer. Cet amour pour sa région se traduit en outre par les dons généreux de quelques-unes de ses œuvres aux églises et aux villages de son pays. Je vais terminer en vous donnant la définition de son style que Gérald Schurr a laissé dans son ouvrage précédemment cité : « Dramard modèle ses formes sous l’éclairage ; ses personnages, ses architectures, ses objets, sont comme ciselés en ronde-bosse par des filets de couleurs claires. » Texte de Françoise Dutour, Rédactrice en chef de la revue Pays d’Auge
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| http://www.dives-sur-mer.fr |
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