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Un évènement merveilleux survenu au début du 11ème siècle
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"En admirant la masse importante de l’église Notre Dame de Dives, on est tout naturellement porté à se demander la raison de tant d’opulence, dans un édifice qui fut à l’usage d’une paroisse dont la population pendant des siècles ne dépassait pas 500 habitants". Elle tire son origine d’un évènement merveilleux survenu au début du 11ème siècle.
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Le sixième jour du mois d’Août de l’An Mil et Un,
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Des pêcheurs de Dives se livrent à leur travail habituel, lorsqu’à un moment donné, ils ramenèrent "dans leurs rays un Christ sans croux". Surpris par ce hasard providentiel, ces hommes à la foi robuste se jettent à genoux pour vénérer le pieux objet. Seul un homme de l’équipage s’abstient de s’unir aux démonstrations dévotes de ses compagnons : « Comment, vous adorez un morceau de bois ! » « Ce n’est pas du bois mais l’image de Notre Sauveur ». Pour toute réponse, l’impertinent se contente d’un éclat de rire et d’un coup de hache asséné sur le genou droit du Christ qui se met à saigner. Tous reconnaissent alors le caractère miraculeux de la statue.
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Une altercation s'élève entre les pêcheurs de Dives et de Cabourg,
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Les pêcheurs de Cabourg revendiquent le trésor comme ayant été pêché dans leurs eaux; les Divais prétendent qu’il est leur propriété puisqu’ils l’ont trouvé dans leurs filets. En bons normands, on plaide et le juge auquel on soumet le litige ordonne que « la dicte image » soit rejetée à la mer pour appartenir comme épave aux maîtres du rivage sur lequel elle aborderait. Elle échoue sur la grève de Dives. Les habitants de la cité la transportent en leur église « en grande joie et solengniié » Ce Christ a été péché sans croix. Détail remarquable, aucun artisan n’est capable de la remplacer. Les croix que l’on fait à dessein sont soit trop courtes soit trop longues. Au bout de trois ans et dans des conditions analogues à celles de la pêche du Christ, une croix est trouvée en mer. Apportée à l’église, la croix s’adapte à merveille au Christ miraculeux.
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D’où vient le Christ miraculeux ?
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La légende attribue au ciseau de Nicodème, disciple du sauveur, l’origine de cette image ainsi que celle de deux autres semblables qui pendant plusieurs siècles ont été vénérées dans la ville de Jérusalem. Pour les soustraire aux convoitises de quelques seigneurs venus en pèlerinage aux Lieux Saints, elles ont été à plusieurs époques jetées à la mer et confiées à l’action de la Providence. L’une atterrit à Lucques en Toscane où on la révère encore ; la seconde est recueillie sur les grèves de Rue en Picardie où elle a attiré un grand nombre de fidèles jusqu’à la Révolution pendant laquelle elle fut jetée au feu. La troisième vient s’échouer sur les rivages de Dives. Elle est à l'origine d'un pélerinage qui durera jusqu'à sa disparition pendant les guerres de religion.
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